.[Poème d'elle à moi. Hab' dich sehr lieb]Ma s½ur, ma belle amie, ne baissons pas les bras,
Car bientôt tes beaux yeux, sous de douces augures,
Brilleront à nouveau, si forts de leur nature
De feu, que leurs braises Ô scintillent en moi !
Aie confiance, nos forces porteront leur fruits,
Associées, chasseront les tracas de nos nuits,
Dont nous pourrons jouir, libérées de nos peurs ;
Soupirs de soulag'ment mêlés à ceux du c½ur.
Je ne sais que penser, en qui croire ou rêver.
Mais tu es là, réelle, confiante, assurée
De toujours, encore, rester à mes côtés,
Gardienne de mon âm', soldat de mes pensées.
Tes plus sombres désirs, je les lis dans tes traits.
Mes plus noires envies, mes crimes, tu les sais.
Pourquoi donc se cacher ce qui nous rend vivantes ?
Ce qui nous fait vibrer, devenir attirantes
L'une à l'autre et toujours raviver nos passions,
Nos langues promptes à traduire nos pulsions.
Marie Lagabbe
[Depuis le temps que j'attendais de mettre cette image...]