Ultime déclaration d'amour. À vous, chers camarades.
.........Alors je sais, je vous ai déjà fait le coup de l'article mais bon, comme ça je clos le cercle. Et puis c'était il y a plus d'un an...
Par où commencer ? Et par où finir, d'ailleurs ?
.........Je ressens juste une bouffée d'amour envers vous ; cette classe qui est arrivée après une assez horrible expérience.
.........Et c'est drôle, au final, de se dire que si, je vous aime tous. À des échelles différentes, certes, mais je regrette que nous n'ayons pu organiser ce pique-nique de fin d'année... Des adieux plus convenables...
.........Bon, je vais commencer par ce que je ne dois pas oublier : Je tiens à vous dire à tous combien je suis désolée pour ces deux années passées sans pouvoir faire la moindre faute de français, sous peine d'agression... Je vous jure que j'y peux rien, c'est un TOC -- ahem, je sais, excuse facile, passons.
.........Ma tête est pleine de souvenirs, souvenirs du Grand Débat sur l'Avortement (mention spéciale pour Gaudérique) ; souvenirs d'Echelard et de ses réquisitoires contre Pradel, de ses accès de gentillesse démesurée ; souvenirs du Guépard, de Shakespeare, de Perrault, de Maître et de son Jacques (=P), plus anciennement aussi de Figaro, de Baudelaire, des Liaisons ; souvenirs moins glorieux du Ménon (à ce propos, j'aimerais bien savoir qui, ou plutôt combien d'entre nous ont finalement lu ce p***** de discours ... ?) ... Des "à la manière de..." de Vallès dont nous étions la "meilleure classe en 22 ans de carrière" ("De toute façon, même 10 minutes, pour vous, je viendrais" m'a-t-elle dit un jour devant tous les S et leurs mines jalouses =P) ; souvenirs du jour où Lathelier est sortie de ses gonds à cause de mon carnet de citations (et où vous m'avez défendue) ; souvenirs des cours de TPE avec Coryn Sahli et Vallès ; souvenirs de retards constants en cours de lettres le mercredi matin et en cours de bio, en première, le jeudi après-midi (bah on n'est pas appelée la filière des glandeurs pour rien...) ; souvenirs des cours de Fécamp en première... La pauvre, personne ne l'écoutait ... ; souvenirs de Coursaget et de son organisation sans faille ; souvenirs de Stryker dont nous étions les L adorés et de cours sur la pelouse ; souvenirs de notre goûter pré-conseil où nous avions pain, beurre et confiture ; souvenirs de rires en cours de Lathelier qui, si elle m'avait laissé faire, aurait, je le pense, dépassé Vallès en citations -- je ne me remettrai jamais du fait d'avoir perdu tant de citations -- (et pourtant, j'ai fini de les taper et Vallès prend presque trois pages)... [Non mais, quand même, c'est dingue ce qu'elle est drôle.]
.........Souvenir surtout, d'une discussion menée avec Lisa tout au long de ces deux ans... Cela a commencé lors de l'un de ces cours du lundi matin où nous avions 3h de français juste avant la cantine -- Ô faim -- ; Lisa, subitement, m'a demandé si je ne trouvais pas que tout le monde avait un grain dans notre classe... Discussion poursuivie, plus tard, à l'occasion, par exemple, du "Y a qu'à voir l'hôpital psychiatrique que c'est dans cette classe" de Vallès, et même reprise en terminale. Conclusion : Si, si, cherchez bien, tous les cas sociaux de terminale 2007-2008 étaient dans notre classe... Et tous les élèves de notre classe avaient leur grain de folie... La plupart du temps, un grain très attachant.
.........Alors nous voilà lâchés dans la nature. On se retrouve dans 5 ans pour faire le point ? Prouvez donc, très chers, que la filière littéraire a des débouchés divers et variés ! Non mais c'est vrai, quoi, on les vaux largement, tous ces scientifiques pas capables d'aligner trois phrases sans faute d'orthographe et dont la culture littéraire se résume à Molière... =P [Je plaisante, je plaisante, pas taper.]
-- À Daniel et à Elvira, camarades tombés au combat. --